Mardi 27 juin 2006
2
27
/06
/2006
17:16
DAUPHINS
Tu es nue. Tu frissonnes de Gloire,
Crucifiée en une lente natation.
Au fond de cette grotte à ciel d'éther
Sacrificielle tu flottes, adonisienne… Tu es nue.
Fondu
Enchaîné: mon oeil-frelon s'ouvre et mitraille
L'écume impassible de l'épiderme…
Je m'accroche à tes seins irradiés pour t'arracher à la
Torpeur et à la pureté. Ton dos
Fendu
Souffre aux naissances d'ailes minérales. Piège,
L'omoplate qui déjà s'égratigne!
O seins émouvants savamment rougis aux tortures digitales!!! Et l'oeil
A dénoué les gestes… (Mais que tu me plairais
Si je voyais dans tes yeux menthe les vestiges immergés
De celle que tu ne seras jamais plus…)
Eveille ta chair nue, mignon feu frôlé:
Les mains de plus belle eau, comme des
Dauphins
De sang plongeront à la recherche de ton cœur,
Peut-être pour le tordre…
Je m'engloutis dans la peste liquide
Pour nommer néant les jours asphyxiés de soleils
Fades.
Tu es nue. Tu frissonnes de Gloire,
Crucifiée en une lente natation.
Au fond de cette grotte à ciel d'éther,
Sacrificielle tu flottes, adonisienne. Tu es nue.
Au fond du
Bassin où vient vivre l'écho gelé d'un bleu adorable,
Tu chevauches un rorqual piqueté de coquillages
Et tes cheveux cachent la peau tatouée de kanjis.
Rêve, bébé, le réveil surgira de ta lèvre double.